Le Clos Saint-Antoine

« [...]. Le site du Clos Saint-Antoine (du nom de l'ancien lotisssement prévu à cet emplacement) constituait un ensemble complexe composé de plusieurs édifices de nature différente, couvrant une période allant du début de notre ère jusqu'à l'Antiquité tardive.

Par leur imbrication et leur superposition, les plans de ces divers états ont donné des indications importantes sur l'évolution du cadastre extra-muros de Fréjus. De l'époque augustéenne a été reconnu, bordant une voie (où un égout couvert de dalles plates a été mis au jour), un long mur, complété par une série de salles rectangulaires s'ouvrant au sud, s'inscrivant dans le cadastre primitif de la cité (orienté nord-nord-est/sud-sud-ouest et perpendiculairement).

Vers le milieu du 1er siècle, l'une de ces pièces a été remaniée avec l'ajout à l'ouest d'une première exèdre dont les murs étaient alignés sur le réseau cadastral daté du 1er siècle apJC (nord-est/sud-est et perpendiculairement). L'exèdre a été ensuite rasée et remplacée par une nouvelle, un peu plus vaste, décalée de 2 m vers le sud, revêtue de marbre, s'inscrivant en hors-d'oeuvre dans un enclos pentagonal.

Dans cet enclos a été bâtie une petite construction en forme de U, adossée à la voie. Cet édicule muni de banquettes évoquait par son agencement et sa décoration un triclinum destiné à des banquets commémoratifs funéraires, interprétation avancée lors des fouilles.

À la fin du 1er siècle, un établissement thermal succédait à cet enclos, reprenant le plan irrégulier des constructions précédentes. Ces thermes ont été agrandis, puis occupés jusque vers la fin du IIIe siècle.

Aux IVe et Ve siècles, huit tombes en caissons de tuiles ont été installées sur le site abandonné, marquant sa dernière occupation elles seraient a rattacher à la nécropole occidentale de la ville. [...] » (1)

(1)- Texte d'Isabelle BéRAUD dans "FRéJUS ANTIQUE" - Guides archéologiques de France - (C. Gébara, I. Béraud et L. Rivet) p. 75 et 76
ICONE : Cl. C.E.P.A.