Histoire des rues de Fréjus


AGACHON (avenue de l')
Agachoun (loc. adverbiale) "Aux aguets" en provençal. C'est également, par extension, une cabane de chasseur dans laquelle se mettent les oiseleurs qui vont à la chasse des oiseaux de passage. Ainsi était baptisée la source qui coule encore dans les platanes, au-dessus de cette avenue qui porte son nom. Seule source d'eau potable de Fréjus. Elle était réservée aux malades et aux enfants. Les fréjusiens l'appellaient "La bonne eau".

AGRICOLA (place et traverse)
Cneus Julius Agricola naquit à Fréjus l'an 38 sous le règne de Caligula. Après avoir été choisi pour gouverner l'Aquitaine, il fit la conquête de la Grande-Bretagne. D'après Tacite, son biographe et son gendre. "le plus illustre des enfants de Fréjus".

ANTELMI (rue et traverse)
Quatre Notabilités ecclésiastiques de Fréjus appartenant à une même famille, ont porté ce nom : Nicolas, Pierre, Joseph et Charles, ce dernier devenu Évêque de Grasse. Le plus connu est Joseph Antelmi, né en 1648 et mort en 1697. Historien et chanoine de la cathédrale de Fréjus.

AQUEDUCS (avenue des)
Les romains attachaient un grand prix à l'approvisionnement en eau des villes qu'ils construisaient. L'aqueduc de Fréjus, sur un parcours de 40 km. environ, conduit les eaux de la Siagnole jusqu'au point le plus haut de la ville antique. Au niveau de l'avenue il se sépare en deux branches (ce qui explique le pluriel).

ARÈNES (passage des)
Cette traverse ceinture l'amphithéâtre. Elle correspond au départ du chemin de fer des Vaux qui devait transporter à Fréjus la lignite des Vaux.

AUBENAS Joseph (rue)
Joseph Aubenas, Maire de Fréjus de 1884 à 1888. Historien et archéologue. Créateur du musée archéologique de Fréjus, il vint s'établir à Fréjus, sa carrière de Magistrat terminée. Il fixe en sa volumineuse "Histoire de Fréjus" (1881) des faits historiques qui n'étaient connus qu'à l'état de légende.

AULEZY (rue)
Institutrice, Conseiller municipal sous le mandat d'Henri Giraud Maire, Mme Vîctorine Aulezy fut Présidente de la Société de Secours Mutuel "L'union", assistance capitale pour nombre de fréjusiens à une époque où la Sécurité Sociale n'existait pas.

AURIASQUE (rue d')
Ce mot d'origine celto-ligure, était le nom de mines situées dans l'Éstérel. Au siècle dernier, l'extraction du schiste bitumineux était intensive. Ce "Charbon d'algues" était riche en teneur d'huile lourde. Toutes les lampes de la région fonctionnaient à l'huile minérale. La vague de Malpasset devait inonder les puits et emporter les dernières installations.

BACCHI (rue)
Jean Bacchi, né à Fréjus, était un photographe-éditeur. Il fut le premier mort fréjusien de la guerre 1914-1918. Il prit l'initiative de faire mieux connaître le patrimoine historique fréjusien, en faisant don de panneaux indicateurs pour guider les visiteurs potentiels.

BAUSSET (rue du)
Emmanuel de Bausset-Roquefort fut le dernier Évêque de Fréjus (1766-1789) avant que celui-ci ne soit supprimé, au début de la Révolution. Monseigneur de Bausset-Roquefort, fut un bienfaiteur de Fréjus. Il se dévoua pour faire disparaître le foyer d'infection représenté par l'étang qui avait remplacé le port romain sous les murs de la ville.

BELAIR (rue du)
Située dans le quartier du Moulin à vent, il est probable que la rue du "Bel air" ne doive son nom qu'à son orientation au Mistral et à sa position élevée.

BERTAGNA Pie, dit Piou (rue)
Fonctionnaire municipal né a Fréjus, il fut arrêté en 1944 pour avoir fait de la propagande contre les allemands. Il mourut dans le camp de concentration de Buchenwald.

BIDOURÉ Martin (rue)
Né a Barjols en 1825, mort en 1851. Il était peigneur de chanvre. Il fut un héros de l'insurrection des républicains du Var contre le Coup d'état de Louis-Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1851. Fusillé deux fois*. il est un symbole de la résistance à l'oppression.

* En fait, surpris par des gendarmes à cheval qui lui déchargèrent en pleine face son propre pistolet, laissé pour mort dans le fossé, il fut secouru par les sœurs de l'hôpital d'Aups. Mais les autorités veillaient... Ordre fut donné de l'exécuter à nouveau. Il mourut courageusement en disant: " N'ai proun ! " (j'en ai assez).

BLANCHE (rue)
Peut-être pouvons-nous simplement imputer cette dénomination a un mot d'esprit, la rue Blanche ayant supporté pendant longtemps le triste privilège d'être la plus sombre et la plus malpropre de Fréj us.

BLAZY capitaine (rue du)
Cet officier de gendarmerie, né en 1925. fût la dernière victime de la catastrophe de Malpasset. Le 2 décembre 1959, en pleine opération de sauvetage, il a été décapité par une pale de son hélicoptère. Blazy avait déjà sauvé 7 personnes. C'est au cours de sa huitième tentative qu'il a trouvé la mort.

BOURGUET (place et rue du)
En provençal, diminutif de bourg. Ce quartier s'est implanté à l'extérieur des fortifications du Xe siècle, petit bourg à part entière. Le nom de Bourguet baptisait l'ensemble de ses rues. La rue qui porte ce nom à l'heure actuelle le reliait à Fréj us.

BRET Gustave (rue)
Né a Brignoles en 1875, mort en 1969, Maître Gustave Bret, issu d'une vieille famille fréjusienne, fut un musicien et un compositeur de grand talent. Ami du docteur Schweitzer, il eut le grand mérite de fonder au début du siècle la Société Jean-Sébastien Bach. Il fut organiste à la cathédrale de Fréjus. Œuvres principales : un Oratorio " Les Pèlerins d'Emmaus".

BRIAND Aristide (avenue)
Homme politique français, né à Nantes (1862-1932). Orateur remarquable, il fut onze fois Président du Conseil et quinze fois Ministre des Affaires Étrangères. Partisan d'une politique de réconciliation avec l'Allemagne, il signa l'accord de Locarno (1925) et fut l'un des animateurs de la Société des Nations (S.D.N.). Prix Nobel de la Paix en 1926.

BROSSET (rue du général)
Diégo Brosset (gendre du Général Mangin) participe jeune homme à la première guerre mondiale. En août 1944, il débarque a la tête de la 1ère Division des Forces Françaises Libres sur les côtes de Provence et entrera le premier dans Lyon. Il mourut en 1944.

CALVINI (place)
Le docteur Marcel Calvini (1893-1950), vétérinaire, fut durant 25 ans premier adjoint au Maire de Fréjus. Au déclin de sa vie, il venait chaque jour en ce lieu qui porte aujourd'hui son nom.

CAMELIN (rue de)
L'année 1600 fut honorable à notre ville par l'avantage qu'elle eut de voir son siège épiscopal attribué à l'un de ses citoyens. Ce fut Barthélemy de Camelin, né dans cette grande maison où est le séminaire, et d'une famille établie depuis longtemps à Fréjus, où elle avait les premières charges. Pierre de Camelin, coadjuteur de son oncle précité fut son successeur dans l'Evêché de Fréjus. Un Camelin, Maire-Consul, s'activa au XVIIIe siècle afin d'obtenir le rétablissement du port de Fréjus.

CANDOLLE (rue et passage)
Le célèbre botaniste genevois Augustin Pyrame de Candolle (1778-1841), serait issu d'une famille originaire de Fréjus.

CASTELLANE (place)
Le nom, qui appartient à l'une des plus vieilles et des plus illustres familles du Midi, a été porté par deux évêques de Fréjus. L'un Bertrand de Castellane, au XIIe siècle, le second Joseph de Castellane qui siégea de 1715 a 1730. La place Castellane fut le quartier industriel de Fréjus.

CASTELLI (rue et place)
Il y avait dans Fréjus, une maison qu'on appelait le Château du roi René, parce qu'elle avait appartenu à ce bon Prince, qui y logeait en passant par notre ville. D'après la tradition, le château du Roi René, assis sur le rempart, était situé en bordure de la rue qui, du mot de Castel, a reçu le nom de Castelli.

CATHÉDRALE (passage de la)
Selon la légende, cette rue est celle que suivit Saint-François de Paule, une fois entré dans Fréjus pour se rendre à l'église-cathédrale qui lui fait face. Elle marque la fin de l'itinéraire que parcourt chaque année la procession solennelle instituée pour célébrer la délivrance de Fréjus de la peste.

CHAIX (rue)
Pierre Chaix, prêtre et érudit provençal né a Rians (Var). Il fut Chanoine titulaire de la cathédrale St-Léonce. Félibre très attaché à la terre provençale, il fut notamment le commensal de Frédéric Mistral et publia plusieurs livres dont une "Histoire de la Cathédrale de Fréjus" et une "Vie de Saint-François de Paule" (textes en provençal).

CHENIER André (rue et impasse)
Poète français, né à Constantinople (1762-1794). Lyrique élégiaque ("La jeune captive"), il a donné avec "Les Iambes" un des chefs-d'oeuvre de la satire politique.

CIGALES (impasse des)
C'est l'insecte méridional par excellence. La cigale, c'est aussi l'ornement que les anciens troubadours portaient à leur toque et que les félibres ont adopté comme insigne de la dignité de "Majoural". L'énigme populaire qui désigne la cigale :

" Qu'es aco que sèns béure ni manja quito pas de canta? "
Qu'est-ce qui sans boire ni manger ne cesse de chanter ?

CLÉMENCEAU (place)
Georges Clémenceau, homme politique français, né a Mouilleron-en-Pareds (1841 - 1929). Chef de la gauche radicale, d'une éloquence passionnée, il fut surnommé le Tombeur de Ministères et plus tard "Le Tigre". Président du Conseil (1906-1909), il rompit avec les socialistes. À nouveau au pouvoir en 1917, il se consacre totalement à la poursuite de la guerre et fut très populaire après la victoire. Il négocia le Traité de Versailles.

CONSULS (place des)
Les communautés importantes - et Fréjus était de ce nombre - avaient pour administrateurs trois consuls, dont le premier prenait le titre de Maire-Consul. C'est à l'endroit sur lequel a été donné le nom de place des Consuls, que se trouvait, du temps de Ricuiphe et jusqu'au XVIe siècle, la petite "Maison-commune".

XVe CORPS D'ARMÉE (avenue du)
En 1914, au début de la Grande Guerre, le XVe Corps d'Armée dut reculer, en Lorraine, devant un ennemi supérieur en nombre. Pour couvrir certaines défaillances de l'État-Major, la presse parisienne ("Le Matin") attribua publiquement cet échec au manque de courage des troupes du Midi. Cette calomnie odieuse est malheureusement à l'origine de l'image parfois négative que certains français ont de leurs compatriotes provençaux qui ne la méritent assurément pas.

COUVENT (place du)
Pierre de Camelin installa à Fréjus les Cisterciennes le 18 septembre 1647. Il leur construisit un couvent le long des murs de l'enceinte de Riculphe. Le couvent, changé en maisons d'habitations, existe encore ; la cour demeure sous le nom de Place du Couvent

CRAPONNE (rue)
Adam de Craponne, né en Provence, à Salon, au début du XVIe siècle, acquit de bonne heure une grande réputation comme ingénieur. Il est connu par le canal qui porte son nom. Le plus grand service rendu par Adam de Craponne à la population fréjusienne, fut la construction du canal dérivé de l'Argens, destiné a la fois, à fertiliser la campagne, à mettre en mouvement les moulins de la ville, et à aviver les eaux stagnantes du port.

DECUERS Séverin (impasse et boulevard)
Maire de Fréjus de 1874 à 1884 et de 1888 à 1899, entrepreneur, il effectua de grands travaux (en particulier le port de Bandol). Il décéda subitement en mairie, le 5 juin 1899.

Général DE GAULLE (rue)
Général et Homme d'État français, né à Lille (1890-1970). Commandant la 1ère Division cuirassée à la fin de la Campagne de France, il prit à Londres, lors de l'armistice de 1940, la tête de la Résistance Française à l'Allemagne. Chef du gouvernement provisoire à Alger, puis à Paris (1944). il abandonna le pouvoir,
fonda le Rassemblement du Peuple Français (1947) puis se retira de la vie politique (1953). Revenu au pouvoir à la suite des événements d'Algérie (1958) il fit approuver par référendum une nouvelle Constitution et devint Président de la République en 1959. Il démissionnera le 28 avril 1969 au lendemain du référendum qui rejeta un projet de régionalisation et une réforme du Sénat.

DESAUGIERS (rue)
Marc Antoine Madelaine Augier, né à Fréjus (1772) fut un chansonnier et vaudevilliste de talent. C'est surtout par "l'excellence de son coeur" que son souvenir restera précieux. Il mourut le 8 août 1927 et Charles Nodier proposa de graver sur son tombeau pour toute épitaphe :

" À Desaugiers, qui n'eut pas d'ennemis"

DISTRICT (place du)
Fréjus, en vertu de la Constitution nouvelle du 12 décembre 1789, devint chef-lieu de l'un des Districts du Département du Var. Les autorités, le Directoire et le Conseil du District se réunissaient dans l'hôtel situé sur la petite place à laquelle cette dénomination est attribuée.

Docteur AUGIER, dit Ravous Gineste (rue du)
Né à Fréjus le 31 mars 1849, le Dr Augier, félibrige notoire, fut entre autres l'auteur de nombreuses œuvres provençales. Des poésies (publiées en 1909) "Amo Travado" (âmes hantées) "Coulougno enribanado" (la quenouille enrubannée) lui assignent une place importante dans la seconde génération des félibres.

EINAUDI Albert (rue)
Né à Fréjus le 19 août 1911, agent de renseignements au "réseau Côtre" des Forces Françaises Combattante de l'intérieur, il a été arrêté le 21 avril 1944 à 13 h en gare de Cannes et fusillé par la Gestapo le même soir dans l'Estérel
(borne-monument à sa mémoire sur la RN 7).

ESCABOIS (rue de l')
En Provençal, "Escaboua" est la mesure pour compter les troupeaux de brebis ou de chèvres. La rue de l'Escabois se trouve proche du "Paouvadou" qui désigne dans cette même langue les surfaces gazonnées où paissent les troupeaux.

FLEURY (rue de)
André Hercule de Fleury, successivement Évêque, Cardinal et Premier Ministre, naquit à Lodève en 1653. Il fut nommé à l'Evêché de Fréjus sur la recommandation de Bossuet, le 1er novembre 1698. Il ne vint prendre possession de son siège que 3 ans après, retenu par Louis XIV auprès duquel il remplissait les fonctions d'aumônier. Ce fut lui qui installa dans l'Hôtel-Dieu de Fréjus, pour soigner les malades et en même temps élever les jeunes filles, les Sœurs de la Charité de Nevers, au moyen d'une dotation dont il fournit le capital. Par son intervention, Fréjus ne fut pas dévastée en 1707 par les troupes de Victor-Amédée, Duc de Savoie, qui séjournèrent dans notre ville en se dirigeant vers Toulon dont elles devaient faire le siège. Fleury quitta Fréjus le 17 juillet de l'année 1715. Il était alors dans sa 72ème année. Sa carrière semblait terminée... Une nouvelle et magnifique existence allait commencer pour lui. Louis XIV n'avait pas oublié l'Evêque de Fréjus. Il le nomma précepteur de son petit-fils. le futur Louis XV. Adoré de son élève, Fleury se consacra pendant 15 ans à son éducation. Devenu successivement membre de l'Académie Française, de l'Académie des Sciences et de celle des Inscriptions et Belles-Lettres, ensuite Cardinal, enfin Premier Ministre, il gouverna pendant 17 ans la France, à partir de 1726, restaura les finances et apaisa la querelle Janséniste.

FORMIGÉ Jean-Charles (place)
Jules Formigé (1879-1960), Inspecteur général des Monuments historiques, Architecte en chef de la Reconstruction. Il fut nommé Citoyen honoraire de la Commune de Fréjus en témoignage de la reconnaissance de la population pour les travaux qui furent effectués à son initiative sur les monuments de la ville. On donna le nom de son père à l'ancienne place de la Cathédrale.

FOUR (rue du)
Sur la place des Consuls, se trouve le four banal ou communal du Moyen-âge. De là, le nom de la rue du Four adopté pour la rue qui y conduit.

GALLUS (rue)
Cornéllus Gallus, à la fois poète élégiaque et homme de guerre, naquit à Fréjus en l'an 67 avant l'Ère Chrétienne. Il quitta sa patrie pour aller s'établir à Rome. Il devint Gouverneur d'Egypte sous Octave (futur Auguste) et contribua à ce que sa ville natale devint le port d'attache de l'une des trois grandes
flottes de l'Empire romain.

Général MANGIN (rue et place)
Charles Mangin, général français, né à Sarrebourg (1866-1925). Il prit une part décisive à la bataille de Verdun (1916) et aux offensives de 1918. Sur la place qui porte son nom, se situait la Caserne Mangin, ancien Grand Séminaire de Fréjus. Cette caserne, endommagée par les bombardements du 15 août 1944, fût rasée.

GIRARDIN (rue)
L'Abbé Girardin, Docteur en théologie et Curé de Fréjus, né dans cette ville à la fin du XVIIe siècle, publia en 1729 une histoire remarquable sur sa ville. Aucun auteur n'avait donné avant lui l'histoire de Fréjus en français.

GLACIÈRE (place et rue de 1a)
Le manque d'eau potable a longtemps marqué la vie à Fréjus. L'Évèque, seigneur temporel, eut l'idée de faire construire dans la rue Basse (actuelle place de la Glacière) une réserve de glace unique dans notre région. On la distribuait l'été comme "antiseptique".

GRISOLLE (rue)
Augustin Grisolle né à Fréjus le 10 février 1811, professeur à la Faculté de Médecine de Paris, membre de l'Académie de Médecine, membre du Conseil de surveillance de l'Assistance publique, fut l'un des médecins les plus distingués et les plus estimés de son temps. Le souvenir de sa ville ne le quitta jamais.
Il fut l'un des bienfaiteurs de l'Hospice de Fréj us.

GROECINUS (rue)
Julius Groecinus fut le père d'Agricola. Quoique Tacite ne parle que d'Agricola, comme né à Fréjus, tous les biographes se sont accordés pour y faire pareillement naître son père. Son éducation terminée, il se rendit à Rome, à l'exemple de son compatriote Gallus. Il s'y acquit une grande réputation, due a ses succès oratoires et à son talent d'écrivain. Les seuls écrits de Groecinus dont le souvenir soit parvenu jusqu'à nous, sont relatifs à l'agriculture.

HORTS (chemin des)
Du latin hortus (jardin), le chemin des Horts se situe sur cette partie du port romain comblée, qui fut utilisée dès 1811, en jardins maraîchers.

JEAN JAURÈS (rue)
Homme politique français, né à Castres (1859-1914). Fondateur du Parti Socialiste Français et du journal l'Humanité (1904) il participa en 1905 à la création du Parti Socialiste S.F.I.O. qui consacrait l'union des forces socialistes françaises. Pacifiste ardent, il fut assassiné le 31 juillet 1914.

JEAN XXII (rue)
C'est le nom que prit, en devenant Pape (1316) Jacques d'Ossa, l'un des Évêques les plus célèbres de Fréjus. Il fit faire à ses frais les grandes cloches de la Cathédrale, telles qu'on les voit encore.

JÉSUITES (place des)
Le 26 mars 1637, Messire Barthélemy de Camelin, Évêque et Seigneur temporel de Fréjus,

" poussé du désir de la gloire de Dieu et avancement des âmes de son diocèse, fait dessein d'établir et de fonder une perpétuelle résidence de prêtres et religieux de la dévote et honorable Compagnie de Jésus à Fréjus ".

JOURDAN (rue)
Monsieur Honoré Jourdan, ancien Préfet, Maire de Fréjus de 1848 à 1852. Il a fait démolir la dernière Porte de Riculphe : " Le Grand Portail ".

JUIVERIE (rue de la)
On peut supposer qu'une Communauté d'origine juive aurait élu domicile au pied des remparts, ainsi qu'il était coutume dans de nombreuses villes provençales à l'époque médiévale.

LACÉPÈDE (rue de)
La famille Raymond de Lacépède, établie à Fréjus, était une branche de la Maison de ce nom, qui a donné plusieurs magistrats au Parlement de Provence, et a produit le savant naturaliste élève et continuateur de Buffon, devenu au commencement de ce siècle, Grand Chancelier de l'Ordre de la Légion d'Honneur.

LECH WALESA (place)
Né en septembre 1940 en Pologne, Lech Walesa est cofondateur du Syndicat "Solidarité". Il est le symbole du combat pour la liberté dans les pays de l'Est.

LÉOTARD André (avenue)
Conseiller référendaire à la Cour des Comptes, il fut Maire de Fréjus de 1959 à 1971 et Conseiller général de 1961 à 1967.

LIBERTÉ (place de la)
Anciennement Place aux herbes, ou se tenait le marché. Durant la Révolution, elle prend le nom de Place de la Liberté. C'est la seule place ou rue de Fréjus à avoir gardé le nom donné à la Révolution.

Maréchal de LATTRE de TASSIGNY (avenue)
Maréchal de France, né a Mouilleron-en-Pareds (1889-1952). Il commanda la Première Armée Française qu'il mena de la Provence au Rhin et au Danube (1944-1945) puis devint Haut-Commissaire et Commandant en Chef en Indochine (1950-1952). Maréchal à titre posthume.

MARSOUINS (rue ou impasse)
Les "Marsouins" sont en argot militaire, les soldats de l'Infanterie de Marine. En 1915, par décision du Général Gallieni, Ministre de la Guerre de l'époque, les Troupes de Marine élisaient garnison à Fréjus et donnaient naissance à un vaste ensemble de camps implantés dans les pinèdes, aux abords de la ville. Fréjus est restée depuis la "capitale" de cœur des Troupes de Marine
(Musée et deux régiments).

MIREUR (rue du docteur)
Henri Mireur (né le 21 septembre 1843), Docteur en médecine à Fréjus, il fut Maire de Fréjus de 1900 a 1904.

MONTGOLFIER (rue)
Les frères de Montgolfier, Joseph (1740-1810) et Etienne (1745-1799), furent les inventeurs des premiers Aérostats, dits "montgolfières" (1783).
Un bélier hydraulique fut construit à Fréjus par l'un des frères Montgolfier (situé en bas de la rue qui porte leur nom).

MOULINS (rue des)
Cette rue menait à l'ancien moulin à grain municipal, alimenté par l'eau du Béal, canal qui prenait l'eau de l'Argens pour aviver l'ancien port.

PALMIERS (rue des)
Une double rangée de palmiers, plantés au début de ce siècle bordent cette rue à laquelle ils ont donné leur nom.

PAOUVADOU (rue du)
Le "Paouvadou" était le lieu où l'on menait paître les moutons. Par extension, le mot a désigné les près secs, qui n'étaient jamais ni arrosés, ni fauchés : un lieu de repos.

PARRETS (rue des)
Paret, en Provençal, c'est la paroi, la muraille. C'est ainsi qu'étaient baptisées les murailles qui délimitaient le Bourguet. La rue des Parrets y aboutit.

PAULIN Valère (rue)
Valerius Paulinus, natif de Fréjus, prit le parti des armes. Il s'y distingua beaucoup et parvint à la dignité de Tribun des Soldats du Prétoire (ou prétoriens). Ami de Vespasien, il lui prouva à maintes reprises sa fidélité.
L'empereur n'oublia jamais ni Valère Paulin, ni les fréjusiens.

POIVRIERS (place des)
L'existence de cette place est à attribuer aux bombardements du 15 août 1944 qui détruisirent à cet emplacement un groupe d'immeubles. Pour l'agrémenter, la Mairie avait planté des poivriers sauvages qui sont morts depuis, mais le nom est resté.

PORTALET (rue du ou passage)
Diminutif de Portail en Provençal, c'est le nom donné au passage qui longe le rempartdu XVIe siècle.

PORTE DES GAULES
Entrée Ouest de la cité romaine, la Porte des Gaules est ainsi baptisée car elle donne accès à la Voie Aurélienne en provenance d'Italie et à destination de la Gaule.

PORTE D'ORÉE (place de la)
La Porte d'Orée est tout ce qui reste à ce jour d'un ensemble thermal situé près du port, au Sud de la ville romaine. C'est à Fréjus, célèbre déjà pour la pureté de son climat, que l'on venait soigner les affections pulmonaires. Cette arche qui a longtemps servi d'accès au port, aurait été ainsi baptisée car on y
aurait trouvé des clous à pointe d'or.

POUPÉ Edmond (rue)
Né à Amiens en 1882. Edmond Poupé fut le premier conservateur de la bibliothèque de Fréjus. Professeur d'histoire au collège de Draguignan, et membre de nombreuses sociétés savantes. il laissa à sa mort, en 1939. une œuvre historique considérable sur la Révolution dans le Var.

POTIERS (rue des)
Cette dénomination rappelle une des industries les plus anciennes de Fréjus. Les XVIIe et XVIIIe siècles nous ont laissé de nombreux échantillons de ces ouvrages en terre cuite vernissée.

PUITS DES FERRATS (rue du)
Ferrat : seau. en Provençal. Au Xe siècle, au nord de la ville, une nappe d'eau potable, peu importante, alimentait chichement les puits. Le principal servait a une importante partie de la population : "Lou Pou dei Ferrats". Dans ce puits, lors de la 1ère invasion Maure, les Sarrasins avalent jeté toutes leurs armes,
contaminant son eau.

PUY (rue du)
S'y trouvait l'Aire sur laquelle on battait le grain.

QUAIS (rue des)
Proche de la rue des Moulins, la rue des Quais semble avoir été baptisée également pour sa situation en bordure du canal : le Béal.

REMPARTS (chemin des)
Chemin qui longe une partie encore visible des remparts romains.

REPOS (rue du)
Ainsi dénommée simplement parce qu'elle longe le cimetière.

REYNAUDE (rue)
Rue principale de la cité de Riculphe (la seule qui conduisait à Saint-Raphaël).
Il est probable qu'il existe un rapport entre le nom donné à cette rue et l'ancien pré d'exercice situé sur l'actuelle place Paul Vernet. On le connaissait alors sous le nom "Lou pra de Reynaude".

RICHERY (rue de)
Nom du premier Évêque nommé à Fréjus, en 1820, après le rétablissement du Siège Épiscopal. Charles Alexandre de Richery posa en 1825 la première pierre du nouveau Palais épiscopal, et jeta l'année suivante, les fondations de l'hôpital, qui existe encore aujourd'hui, et abrite le Palais de Justice.

RICULPHE (place)
En 940, les Sarrasins ou Maures établis depuis deux siècles dans la chaîne de montagnes qui a conservé leur nom, avaient entièrement ruiné Fréjus. 30 ans après, son Évêque Riculphe (ou Riculfe) entreprit de la rebâtir. C'est à lui que l'on doit la construction de la Cathédrale et de l'ancien Palais Épiscopal. Riculphe peut, à bon droit, être appelé le second fondateur de Fréjus.

ROSCIUS (rue)
Roscius Gallus, célèbre acteur romain, né, à ce que l'on croit, sur le territoire de Lanlvium vers l'an 129 avant J.C., eut un admirable talent dans la comédie, et dut à ce talent une grande fortune.

SAINT-ÉTIENNE (place)
Diacre, premier martyr du christianisme, lapidé à jérusalem vers 31. Patron de notre église paroissiale

SAINT-FRANÇOIS de PAULE (rue et place)
Saint-François de Paule est le Protecteur de Fréjus. Saint thaumaturge, originaire de Paola (Calabre), la légende veut que, débarquant à Bormes, il passe par Fréjus pour se rendre a Plessis-les Tours, appelé par Louis XI agonisant, pour lui rendre par un mirage, la santé que la science humaine ne pouvait plus lui donner. Il est lié au souvenir d'un prodige attesté par la foi contemporaine souvenir pieusement transmis de génération en génération. Notre province était alors affligée de la peste qui faisait de grands ravages a Fréjus. Saint-François de Paule, apprenant cette nouvelle, se jeta à genoux et pria Dieu de vouloir bien éloigner ce terrible fléau non seulement de faire des progrès, mais encore on vit ceux qui en étaient attaqués recouvrer la santé. Bien plus, depuis cet heureux jour, la peste n'a jamais osé approcher de notre ville...

SAINT-LÉONCE (place)
Né à Nîmes de parents riches, il distribua ses biens aux pauvres. Il vint à Fréjus où il devint Prêtre, puis Évêque en l'an 400. Vicaire apostolique en 444, pour les 7 provinces du midi. Il meurt à Fréjus en 449.

SAUGES (rue des)
Plante (Lou Sauvi). Considérée par les anciens comme la "panacée".

SIEYÈS (rue)
Né a Fréjus en l'an 1748. l'Abbé Sieyèsfut peut-être le plus grand politique de son époque. Il fit comprendre toute l'importance du Tiers-État, prépara ou amena plusieurs des mesures les plus importantes de la Révolution la formation de l'Assemblée Nationale, la déclaration des Droits de l'Homme, la nouvelle division départementale, qui fit disparaître la distinction des provinces et leurs privilèges ; il eut aussi la plus grande part à la nouvelle Constitution adoptée après la Journée de Brumaire. On a de Sieyès un grand nombre d'écrits politiques, pour la plupart de circonstance. Le plus célèbre est la brochure qu'il publia au commencement de 1789, sous ce titre :

"Qu'est-ce que le Tiers État ? - Tout
Qu'a-t-il été jusqu'ici ? - Rien
Que demande-t-il ? - Devenir quelque chose"
.

On peut s'étonner qu'un homme, monté si haut n'ait pas fait à sa ville natale tout le bien qui était en son pouvoir. On dit qu'une fois puissant il l'oublia.

SIGAUDY (rue)
Louis Emmanuel Sigaudy, né à Fréjus le 20 juillet 1811, arrive par son travail et son mérite, et après avoir passé par tous les degré de la hiérarchie, au poste de Procureur Général. Il prit sa retraite comme Premier Président de la Cour d'Appel de Montpellier.

THÉÂTRE ROMAIN (rue du)
Rue qui longe le Théâtre Romain, édifice culturel de l'Antiquité.

THORON (rue du)
Lieu où se trouvait anciennement un important atelier d'argile fabriquant des "Terraie" utiles : poêlons, marmites etc...

TOMBADES (rue des)
Du Provençal Toumba (tomber). Le vieux Fréjus comprenait des rues non peuplées et entièrement occupées par des remise et des greniers. C'est le cas pour celle-ci. Elles étaient moins fréquentées et souvent pas éclairées de nuit.

TURCAN (rue du Docteur)
Louis Turcan (né en 1877 à Pertuis, mort en 1940 à Fréjus). Médecin des pauvres, le Docteur Turcan surveillait la santé des enfants des écoles. La rue Turcan (anciennement rue des Écoles) a été appelée ainsi afin de lui rendre hommage.

VADON (rue)
Né à Fréjus le 24 août 1902, le jeune Docteur Henri Marie Jean Vadon est mort à Paris, victime de son dévouement à la science médicale.

VERDUN (avenue de)
Délibération du Conseil Municipal du 30 septembre 1916. À la mémoire des soldats fréjusiens qui combattirent à Verdun

VERNET Paul (rue)
Médecin de la Marine, il fut Maire de Fréjus de 1816 a 1826. Le Docteur Paul Vernet trouva une solution originale pour résoudre l'inquiétant problème de l'adduction de l'eau potable. Il manda les frères Montgolfier pour capter l'eau des moulins passant dans le bas de Fréjus au moyen d'une pompe élévatrice à une époque où la seule connue était celle inventée par les frères Montgolfier.

VERSAILLES (place de)
Par erreur appelée place Versailles. il s'agit en réalité de la place où demeurait la famille Versheilles.

D'après "Une histoire de Fréjus, à travers ses rues"
édité par le Bureau du tourisme en 1984.


ICONE : dessin J. Houben