HISTOIRE D'UNE MAISON


"Les maisons sont bâties pour être habitées et non point regardées"
Francis Bacon, essais (1561-1626)

Le centre historique de Fréjus est construit en cercle concentrique autour du cœur vivant de sa cathédrale sur les de la ville se lisent aujourd'hui sur ses pierres, toujours les mêmes, réemployées par des mains nouvelles pour bâtir ces maisons où des milliers d'enfants sont nés. Si l'âme d'une ville se devine dans les gens qui la composent, alors l'âme d'une maison aussi doit se retrouver au travers des familles qui l'ont investie.

Lorsque le 15 décembre 1986 la Mairie de Fréjus, et son maire François Léotard, décident d'acquérir une maison rue Jean Jaurès, dans le but d'en faire un musée d'histoire locale, cette maison n'a pas d'histoire mais "on dit" qu'elle aurait appartenu au marquis de BlLACAS - CARROS, maire de Fréjus de 1855 à 1861 et à l'abbé de GIRARDIN. C'est en tout cas ce que pense le dernier propriétaire Mr MARIA et que nous confie la responsable des biens immobiliers de la commune. Aussi avant de se lancer dans une grande aventure, celle d'un musée d'histoire locale plus modestement, nous avons cherché à savoir quelle était l'histoire de cette maison ou tout au moins l'historique de ses propriétaires.

Tout d'abord, nous allons éliminer d'emblée l'hypothèse Alphonse de BLACAS-CARROS. En effet, celui-ci par contrat de mariage le 2 août 1826 avec Elisabeth de BADIER a eu en dot une très grande maison rue aux arbres (section H n° 6) actuelle rue Grisolle. De plus, il avait acheté l'année précédente, le 20 novembre 1825, une maison 80 rue de la Commune (actuelle rue Jean Jaurès) au sieur Corneille de ROQUEBRUNE, qu'il va faire transformer, marquer à ses initiales et à ses armes (une étoile à 16 branches de gueules sur fond d'argent). Il va habiter cette maison sa vie durant avec sa femme, ses deux filles Sophie et Laurence, leur institutrice, un employé, une fille de chambre et une cuisinière comme l'attestent les recensements de 1841 et suivants.

Alors, reste la tradition de l'abbé de GIRARDIN. Elle parait vraisemblable, une des rues la jouxtant portant son nom. Mais se révélera-t-elle vraie?

Actuellement, la maison se situe 153, rue Jean Jaurès. Elle abrite le Musée d'Histoire locale. Sa façade s'ouvre sur la rue Jean Jaurès par une porte, cinq fenêtres dont deux sur un balcon au premier et a été refaite en 1992. Elle se compose d'une cave, d'un rez-de-chaussée avec une pièce en façade, un escalier central dont les fenêtres donnent sur la rue Girardin et deux pièces donnant sur le jardin à l'arrière de la maison lui-même bordé par deux murs. Elle comporte deux étages avec la même disposition des pièces et un grenier en mansarde. Elle englobe une maison faisant coin à la jonction des rues Jean Jaurès et Girardin.

Nous ne dirons rien sur les propriétaires de ce dernier siècle, nous nous contenterons de les citer afin de respecter la loi de protection centenaire des archives françaises.

Les derniers propriétaires en date sont donc de 1969 à 1986 Jean Esprit MARIA qui obtient la maison par donation de ses parents le 21 novembre 1969. Il la garde 17 ans.

Son père Jean Baptiste Honoré MARIA, né à Seillans le 26 février 1888 et son épouse Rose Baptistine ARMANDO l'achètent 65 000 F pour le compte de leur communauté le 24 novembre 1939 à Paul Siméon ROUX "à charge pour eux de le nourrir à leur table, entretenir, chauffer éclairer et soigner pendant sa vie". Ils vont l'habiter pendant 30 ans.

Elle est alors située 82 rue Jean Jaurès. Elle est bordée par la maison Armand, la cour de l'immeuble dit "Pensionnat Saint Eugène" et le jardin du grand Séminaire. [...]

Paul Siméon ROUX, chef de gare en retraite est né à Vidauban le 23 avril 1850. Il achète seul la maison pour la somme 90 000 F aux époux Pascalis le 3 juin 1905. Il a 56 ans. La maison va dépendre de la communauté légale de biens avec son épouse Marie Clémence CHEVALIER, sans profession, avec laquelle il s'est marié sans contrat le 28 avril 1873 à 23 ans. Il en devient seul propriétaire au décès de celle ci le 28 juillet 1924, conformément à son testament du 10 janvier 1908. Ils n'avaient pas d'enfants et il y vécut jusqu'à son décès.

Maître René Manus PASCALIS, avocat, et sa femme Rose-Marie ARDISSAN habitent Nice lorsqu'ils vendent la maison. Ils se sont mariés le 9 janvier 1897 sous le régime de la communauté de biens réduite aux acquêts Si bien que la maison appartient en propre à Maître PASCALIS qui la tient par testament olographe en date du 12 janvier 1896 de sa tante Melle Louise Antoinette PASCALIS. Ils n'ont pas d'enfant. Il entre en possession de son legs le 23 novembre 1900. La maison est ensuite grevée d'une hypothèque au profit de Adèle Charlotte ARDISSON épouse de Maître Léopold Manus Joseph SILVY notaire qui habite Saint-Raphaël et 6400 F. lui revient lors de la vente à Paul Siméon ROUX. Il ne gardera la maison que 5 ans.

Louise Antoinette Marie PASCALIS est nue-proprietaire de la maison de 1886 à 1900, soit 4 ans, et le Docteur Joseph Augustin PIGNOL, docteur en médecine, en est l'usufruitier. L'acte de vente est passé le 6 mars 1886 chez Maître SIDORE à Fréjus, pour la somme de 30 000 F comptant, le docteur PIGNOL ne profite de cet usufruit que 18 jours car il meurt le 24 mars suivant.

Les vendeurs Paul Augustin GUERIN et son épouse Léonie Césarie PARIS l'ont, eux, achetée, 4 ans plus tôt, le 13 juillet 1882 à Pierre Joseph BRUNEL. Ils la payent alors, 19 000 F :

9000 F. le 21 septembre 1882,
8800 F avec un intérêt de 5% le 11 octobre 1883 et 60 F de rente annuelle et perpétuelle, représentant au 5% un capital de 1200 F.

Paul GUERIN s'est marié en seconde noce sous le régime dotal avec société d'acquets le 14 octobre 1879, 3 ans avant d'acheter la maison. Sa première femme, Emilie Rose HUMBERT et la fille qu'elle lui a donnée, sont décédées lors de la vente. Il s'éteindra à Cannes le 11 décembre 1891. La maison lui aura donc brièvement appartenu de 1882 à 1886.

La maison est alors située "dans l'enceinte de Fréjus, rue Nationale". Elle consiste en une maison portant le numéro 82 élevée de deux étages et mansarde sur rez-de-chaussée et cave à deux fenêtres de façade et un jardin attenant sur le derrière. Elle confronte d'un coté la maison des hoirs REY, la maison FUNEL et le jardin du grand Séminaire, de l'autre côté, la maison FABRE et la rue de l'Agachon et par derrière le jardin du grand séminaire.

Nous pouvons ainsi remarquer que la maison a subi des modifications après cette date de 1882. Donc, l'adjonction des fenêtres et du balcon est relativement récente. D'autre part, le jardin à l'arrière est beaucoup plus grand sur les plans cadastraux ce qui suppose une division parcellaire avec vente à d'autres propriétaires d'une partie nord du jardin.

Pierre Joseph BRUNEL ne possède la maison que 3 ans, de 1879 à 1882. Il l'a eue par testament olographe de son frère Pierre Joseph BRUNEL aîné, le 5 avril 1879, après le décès de celui-ci le 4 novembre 1878 à l'âge de 78 ans. Il s'est marié à Honorine Anne sous le régime dotal le 3 juillet 1836 à Bagnols-en-forêt.

Pierre Joseph BRUNEL aîné est marié à Marguerite Antoinette MICHELqui s'est éteinte un an avant lui, le 13 avril 1878 à 80 ans sans avoir eu d'enfants et après avoir testé en faveur de son mari le 5 avril 1878. La maison lui appartenait.

Marguerite Antoinette MICHEL est la fille unique et la seule héritière de Trophime MICHEL, Capitaine d'infanterie en retraite qui vit avec le couple jusqu'à sa mort en 1843 ab intestat, comme l'atteste le recensement de 1841. La famille a alors une domestique Thérèse FUNEL. Au recensement de 1846, le couple a encore une jeune domestique de 24 ans Marguerite BLANCART qui vit avec eux. La maison est alors située 82 rue Royale.

Trophime MICHEL est devenu propriétaire de la maison 43 ans auparavant, au décès de sa femme Jeanne Louise Thérèse Ginette avec qui il s'est marié en première noce en 1793. La maison de Jeanne est celle de son enfance, elle lui appartient en propre et elle la laisse à son époux par testament du 23 juin 1799. Elle meurt l'année suivante le 12 thermidor an VIII. Elle a 47 ans et sa fille 2 ans.

Jeanne Louise Thérèse GINETTE est née à Fréjus le 25 août 1753 dans cette maison, très probablement, qui est celle de ses parents. Elle est la fille aînée de Jean GINETTE avocat en la cour, conseiller du Roy, lieutenant général civil et criminel en l'Amirauté de Fréjus, originaire de Roquebrune et de Jeanne d'AUGERY de la bourgeoisie fréjusienne. Elle voit le jour deux ans après le mariage de ses parents à Fréjus le 13 juillet 1751. Jean GINETTE a alors 34 ans et sa femme 36 ans . Ils ont 3 autres enfants :

- François Antoine le 9 août 1755,
- Claire Fortunée le 9 août 1756 et
- Joséphine le 12 octobre 1759.

La maison a été achetée un an avant sa naissance le 14 novembre 1752 . L'acte est passé chez maître Maurine à Fréjus.Cet acte n'a pu être retrouvé.

Jean GINETTE mourra à Fréjus le 17 novembre 1783 soit 31 ans plus tard et sa femme le suivra le 11 janvier 1789.

Quand Jean GINETTE achète la maison, elle est estimée à 61 Livres pour une surface au sol de 30 cannes carrées et demi, le jardin, lui, est "avalué" à 66 Livres pour une surface de 108 cannes carrées. Il achète la maison aux hoirs de Dame Elisabeth d'HUGOLIN veuve de noble Girard de GIRARDIN.

Elisabeth D'HUGOLIN est la fille aînée de François d'HUGOLIN et de Marguerite de PERRIN . Elle est née à Fréjus le 11 janvier 1650, 3 ans après le mariage de ses parents, dans la maison familiale alors située grand rue du Pourtalet (car un des portails de la ville se situait en haut de l'actuelle rue de Fleury à l'emplacement de "Sani Var" pratiquement en face de la maison). Elle se marie à 14 ans le 8 octobre 1664 avec Girard de GIRARDIN, Capitaine d'infanterie au régiment d'Anjou, Seigneur de Château Rivière, dont les parents se sont mariés en Irlande dans le comté de Kerry, à Tiltren. Elisabeth aura 5 enfants qui naissent très probablement dans la maison de leurs parents et de leur grand mère, à Fréjus :

- Gabrielle le 19 février 1667,
- Joseph le 12 mars 1673,
- Jacques Félix le 13 novembre 1679 dont le parrain est Jacques MAUCLAIR d'Angleterre et la marraine sa tante Charlotte d'HUGOLIN,
- Louis le 9 mars 1685 (son père n'est déjà plus capitaine) et
- Jean qui est ondoyé le 27 mars 1685.

Elisabeth a alors 35 ans. Jacques Félix deviendra célèbre . Il est connu sous le nom de "L'abbé de GIRARDIN ".Il a écrit la première histoire de Fréjus en français.
La précédente du chanoine Anthelmi en latin ne concernait que les évêques. On peut donc considérer cette maison comme la maison natale de l'abbé de GIRARDIN

Elisabeth meurt le 15 février 1730 à l'âge de 80 ans à Fréjus.

Pendant les 22 ans qui suivent la maison appartient à ses "hoirs" donc à un ou plusieurs de ses enfants. Il ne peut s'agir de Joseph mort à 7 ans le 15 février 1680. L'abbé de GIRARDIN est mort en 1759 donc après la vente de la maison à Jean GINETTE. Dans les cadastres de Fréjus du XVIIIe siècle, il ne possède aucune maison, son nom
n' apparaît pas. S'il en a une, ce ne peut être que celle-là où il apparaît alors sous le nom de "hoirs de Mme de GERAERDIN".

En tout cas sur le cadastre de 1727, la maison est bien à Dame Elisabeth d'HUGOLEN veuve de Noble Girard de GIRARDIN

"maison et jardin par derrière à la rue St joseph confronte Jean ESTOUPAN, Hoirs de Jean DOLLE Advocat, de 30 canes et demi sol de la maison estimé 61 Livres et 108 canes jardin estimé 66 Livres au tout
127 Livres allivré 1/2 once et1/32"
.

Sur celui de 1702 :

"jardin au derrière de sa maison à la rue St-Joseph jusqu'au sieur Jean DOLLE et à la contenance de 165 canes qui font 1 panal et 1 picoutin cotté 3 minutes"

mais aussi :

"Premièrement une maison à la rue du Pourtalet juste les hoirs de Jacques TALLON et le Sieur Jean DOLLE cotté 11 minutes".

Sur celui de 1683 :

"Une maison à la grand rue du Pourtallet confrons maison de Jullien et Jacques TALLON et Jean DOLLE cotté 12 minutes".

Enfin sur celui de 1668 : Biens de Demoiselle Marguerite
de PERRIN :

"une maison à la grand rue du Pourtalet faisant confrons le dessus des hoirs de Jean TALLON et les hoirs de Marc DOLLE cotté 27 minuttes".

Elisabeth d'HUGOLIN a donc eu la maison de sa mère Marguerite de PERRIN après la mort de celle-ci vraisemblablement en 1668.

Marguerite de PERRIN s'est mariée à François d'HUGOLIN en 1647. Ils vont vivre 18 ans ensemble. Ils ont 4 filles :

- Elisabeth à qui revient la maison puis un an après,
- Jeanne née le 16 août 1651 et qui mourra sans postérité le 9 mars 1690 à 39 ans,
- Marguerite le 18 août 1652 et enfin
- Charlotte la marraine de l'abbé de GIRARDIN qui, curieusement, sera baptisée à l'âge de 5 ans le 4 juillet 1665. A cette date, son père est déjà décédé. C'est la jeune mariée Elisabeth de GIRARDIN, sa soeur qui est sa marraine. Charlotte épousera Joseph SUFFRET qui sera un
des premiers consuls de Fréjus.

Sur le Cadastre de 1639 la maison appartient déjà aux "hoirs de feu Charles de PERRIN" c'est à dire à Marguerite de PERRIN. En effet on peut y lire :

"Premièrement une maison au pourtalet confrontant la maison de Jehan TALLON et Fouquet SIGALLON et Mr le lieutenant COSTE au siège général d'Aix (qui "souloit" à Jehan DOLLE seigneur de Villapeis) avallué à 20 minutes."

Charles de PERRIN l'a achetée, probablement directement, à Balthazar PROVAN car sur le cadastre de 1610 on peut lire :

"Biens de Balthazar PROVAN : premièrement une maison à la rue du Pourtalet confrontans Jean DOLLE de Fréjus le seigneur de Villepey et de Jaume Pascal BOURDON avallué à 24 minuttes et un jardin".

Balthazar PROVAN est un marchand de Fréjus. On le retrouve dans au moins 5 tractations dans les minutes des notaires en particulier Delphin et Roux, conservées aux archives départementales, entre 1600 et 1648. Mais il n'a pas été possible de retrouver trace de la vente de cette maison. La recherche n'est pas facilitée par le fait que les minutes de Fréjus sont loin d'être complètes pour les XVIIe et XVIIIe siècles.

En tout cas, Balthazar PROVAN n'est pas propriétaire de la maison en 1581 ni quelqu'un du même nom.

Sur le cadastre de cette année (CC 5) peut-être la maison appartient-elle à Honorat ROBIA. En effet celui ci a

"un hostal au pourtalet confrons Jehan GRASSE et Marc Antoine DOLLE avallué à 7 minutes tenet Pélégré FAUTRIERE en 1588"

ce qui signifie qu'il le lui cède à cette date. À ce jour, après avoir relevé un grand nombre de DOLLE sur les registres de Fréjus, il n'a pas été possible d'être certain d'un lien entre Marc-Antoine et Jean DOLLE. S'il y en avait un toutefois la maison aurait donc été revendue au moins deux fois l'une à Pélégré FAUTRIERE et ensuite à Balthazar PROVAN et au vu de l'évaluation, a dû être agrandie entre ces deux dates.

Sur le cadastre de 1567, nous n'avons pu retrouver trace de ces propriétaires et nous restons dans l'expectative.

Notre recherche nous a donc conduit à cette fin du XVIe siècle qui voit se succéder sur le trône de France 3 des 4 fils de Henri II et de Catherine de Médicis : François II (1559 -1560) Charles IX (1560-1574) et Henri III (1574-1598) et nous a fait parcourir 4 siècles. Nous nous rendons compte à cette occasion, que l'actuelle rue Jean Jaurès était déjà pratiquement entièrement construite à cette époque ce qui a certainement motivé la requête des consuls de Fréjus qui en 1560 vont à Brignoles pour demander au Roi Charles IX que les impôts fréjusiens soient consacrés à la construction des "remparts" (longeant l'actuelle rue Aubenas). La construction des "remparts" du XVIe siècle a donc suivi l'expansion de la ville vers le nord ouest.

Cette histoire d'une maison du centre historique de Fréjus a porté sur ses propriétaires. La quasi-totalité de ces propriétaires sont des bourgeois ce qui n'a rien d'étonnant pour une ville où, à la fin du XVIIIe siècle, 30% de la population appartient à la bourgeoisie. Et pour certains d'entre eux, au seuil de la noblesse puisque la charge de lieutenant-général du roi était annoblissante. Mais ce sont des familles avec des enfants qui l'ont habitée. Ils n'ont pas d'autres maisons à Fréjus. Aussi, qu'ils y naissent ou qu'ils y meurent, c'est dans un lit d'une des pièces de cette maison que tout s'est joué : le bonheur, le chagrin, la joie, la souffrance ou l'espérance.

Enfin pour terminer sur une note personnelle, cette recherche aura intéressé personnellement ses auteurs car leur ancêtre direct et commun Jehan TALLON a habité la maison "faisant coin ainsi que ses enfants Jacques et Jullien TALLON qui avaient leur boutique et "riere" boutique au rez-de-chaussée et à la cave alors qu'ils se partageaient les étages.

Bien sûr, pour Jean DESTELLE comme pour moi, même dix générations nous séparent de notre lointain ancêtre, modeste artisan de Fréjus, propriétaire de sa maison. Mais, n'est ce pas amusant de rêver que nous n'habitons par delà les siècles et les tribulations de leurs enfants, nos parents... qu'à quelques pas


Texte de M-D Germain-Ciamin, en collaboration avec J. Destelle

Nous remercions les services de la mairie et l'étude notariale de Fréjus
qui nous ont permis l'accès aux documents.


LISTES DES PROPRIÉTAIRES

- Mairie de Fréjus (Achat-1986)
- Jean Esprit Maria (Succession-1969)
- Jean Baptiste Honoré Maria et Rose Armando (Achat-939)
- Paul Siméon Roux et Marie Clémence Chevalier (Achat-1905)
- René Manus Pascalis et Rose Marie Ardisson (Succession-1900)
- Louise Antoinette Marie Pascalis et Joseph Bruno Augustin Pignol
(Achat-1886)
- Paul Augustin Guérin et Léonie Césarie Paris (Achat-1882)
- Pierre Joseph Brunel (Succession-1879)
- Pierre Joseph Brunel aîné (Succession-1878)
- Marguerite Antoinette Michel (Succession-1843)
- Trophime Michel (Succession-1800)
- Jeanne Louise Thérèse Ginette (Succession-1783)
- Jean Ginette (Achat-1753)
- Hoirs d'Elisabeth d'Hugolin (Succession-1730)
- Elisabeth d'Hugolin Dame de Girardin ( Succession-1667)
- Marguerite de Perrin (Succession-Ca 1639)
- Charles de Perrin (Achat-Ca 1610)
- Balthazar Provan (Achat-ca 1600)
- Pélégré Fautrière ? (Achat-1588)
- Honorat Robio ? (Achat ? - ?)

Sources : registres paroissiaux Fréjus ( GG A.C.)
cadastres Fréjus (CC A.C.)
recensements Fréjus (sérié Q, A.D.)
minutes notariales (sérié E A.D.)
minutes notariales (A.P.)



ICONE : photro J. Houben