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Les "historiens" de Fréjus Sous
ce titre, ont été réunis
tous ceux, qu'ils soient ecclésiastiques, historiens, archéologues,
architectes, écrivains, peintres ou photographes, -> Cliquez sur le sujet qui vous intéresse : -
Au temps des Romains ICONE : d'après image d'origine inconnue
Au temps des Romains Dans
l' "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
La liste ci-après est donnée à titre indicatif : - Munacius
Plancus, proconsul de la "Gaule chevelue"
Nicolas
Claude FABRY de PEIRESC Originaire de Belgentier (commune de Solliès-Pont, au nord de Toulon), ce savant, abbé, magistrat et conseiller au Parlement de Provence à partir de 1607, possède à Aix-en-Provence un cabinet très important d'antiques, de curiosités naturelles, de livres et de manuscrits célèbres qu'un réseau d'informateurs, de commissionnaires, d'émissaires acquiert pour son compte. Il vient au moins à deux reprises à Fréjus et décrit succinctement quelques découvertes [ ] mais l'essentiel de ses observations est exploité par B. de Montfaucon. En 1625, une bonne partie des objets précieux sont volés dans ses appartements aixois mais il reconstitue des collections encore plus riches. Ses notes et correspondances, rassemblées en "Registres" sont, pour la plus grande partie, conservées à la Bibliothèque Inguimbertin à Carpentras; d'autres manuscrits sont dispersés dans quelques bibliothèques, dont la Bibliothèque Nationale [ ] et la Bibliothèque Méjanes à Aix-en-Provence. À partir de 1630, Fabry de Peiresc recueille les collections réunies par Pierre et Nicolas Antelmy (médailles, petits objets, sculptures, inscriptions, etc.) qui sont ensuite distribuées puis en partie perdues Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
Nicolas
ANTELMY Originaire de Trigance (Var), il est chanoine de la cathédrale de Fréjus en 1602 puis vicaire général du diocèse. Il tente, avec zèle, de rassembler les archives de l'évêché qui avaient été dispersées durant les guerres de religion (1562-1598), collecte des objets antiques pour son cabinet et se rapproche de N. C. Fabry de Peiresc avec lequel il se lie d'amitié. Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
Pierre
ANTELMY Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
Joseph
ANTELMY Joseph Antelmy est
né le 25 juillet 1648 à Fréjus. Son père y
est avocat, mais la famille est originaire de Trigance. Famille bourgeoise
dont les membres embrassent volontiers l'état ecclésiastique. Joseph Antelmy est donc chanoine. Il n'a que vingt ans. Sa nomination contestée, trois ans plus tard, il doit se rendre à Paris défendre ses droits devant le Parlement. Au cours de ce séjour, il est ordonné prêtre en 1673. L'année suivante, rentré à Fréjus, le Chapitre de la cathédrale l'élit officiai du diocèse pendant la vacance du siège épiscopal après la mort de Monseigneur Zongo Ondedei. Le nouvel évêque, Monseigneur de Clermont-Tonnerre le confirmera dans sa charge. Mais Pierre Antelmy a transmis à son neveu non seulement sa charge de chanoine, mais aussi sa passion des antiquités. Le résultat des fouilles qu'il a effectuées à ses frais ont eu en leur temps un grand retentissement et lui ont valu l'amitié de Nicolas Peiresc, l'un des plus illustres savants de l'époque. S'appuyant sur les travaux que lui a légués son oncle, Joseph Antelmy forme le dessein d'écrire une grande histoire du diocèse en six volumes. Deux seulement seront terminés. Sa "Description du diocèse de Fréjus" (1676) demeurera à l'état de manuscrit et ne sera publiée que deux siècles plus tard. Seul paraîtra en 1680 "De initiis ecclesiae Forojuliensis", salué avec enthousiasme par ses premiers lecteurs. En effet, bien que travailleur opiniâtre, le temps lui manque. C'est qu'il a entrepris et mène successivement toute une série de travaux de critique et de controverse sur des points de théologie ou d'histoire de l'Eglise, qui l'opposent notamment au Père Quesnel, de l'Oratoire, un des tenants du Jansénisme. Ces travaux, solidement argumentés, lui valent l'estime admirative des milieux ecclésiastiques et intellectuels du Royaume. Joseph Antelmy, en 1682, a résigné son canonicat en faveur de son frère Charles-Léonce, âgé de 14 ans, qui sera un jour évêque de Grasse. Lui-même a reçu dans les mêmes conditions, de son oncle maternel Joseph Antiboul, le prieuré de Saint-Tropez, auquel viendra s'adjoindre plus tard celui de Grimaud. Mais, en 1690, il
va devoir abandonner l'administration de ces deux paroisses. Sa réputation
de sagesse lui vaut d'être chargé d'une importante et délicate
mission dans le diocèse de Pamiers. L'opposition de l'ancien évêque
à l'omnipotence de Louis XIV y a provoqué des troubles qui
durent depuis quatorze ans. En quelques mois, Joseph Antelmy met fin aux
antagonismes, calme les esprits et prend possession du diocèse
au nom du nouvel évêque, ce qui lui vaut les éloges
du Père de La Chaise. Confirmé dans ses fonctions de vicaire
général et d'official, il va les exercer encore plusieurs
années et malheureusement y ruiner sa santé. Il ne rentrera
en Provence que dans les premiers jours de 1697 et mourra à Fréjus
le 20 juin, à l'âge de 49 ans. (1)
Le chanoine Joseph ANTELMY a donné un aperçu général du diocèse de Fréjus en recensant scrupuleusement, après avoir décrit la ville principale et sa cathédrale, les collégiales, les paroisses et les prieurés qui en dépendent. Il fait ainsi ressortir une relative richesse du diocèse tant sur le plan matériel que sur le plan spirituel, donnant une image de la vie de l'Eglise dans une région de la France du XVIIe siècle. Les allusions à l'histoire récente du pays permettent de dater approximativement ce texte entre les années 1671 et 1676 : l'écriture a dû en être étalée entre ces deux dates. L'auteur explique par exemple assez longuement comment a été conclu un contrat, non sans difficulté, entre le Conseil communal de Fréjus et le Chapitre, pour renflouer les finances de ce dernier en allégeant ses charges; or, cet accord, dont il est dit ici qu'il est toujours en vigueur, a été dénoncé en 1672 devant le Parlement par le dit conseil, selon Espitalier [ ] comme il avait été élaboré dès 1670 [ ] on peut donc situer la rédaction de ce passage en 1671. En revanche le chapitre troisième, qui recense les simples paroisses, fait à plusieurs reprises allusion à l'évêque défunt Zongo Ondedei, qui est mort en 1674. Enfin, parlant de lui-même à propos de sa prébende de Bargème [ ] Joseph Antelmy indique son âge : vingt-huit ans. Il écrit donc ce dernier chapitre en 1676. La dernière partie du texte comporte un plus grand nombre de fautes ou de négligences concernant l'orthographe des mots ou même les accords syntaxiques. On peut donc supposer, même si le copiste - puisque nous n'avons plus le manuscrit - a sa part de responsabilité, que le texte n'a pas été revu par Antelmy, et qu'il s'agit plus de notes, surtout pour la description des paroisses, que d'une rédaction suivie. Fait sans doute exception l'exposé sur la ville de Fréjus et sa cathédrale, d'un style plus élaboré et moins cursif. La langue est en général assez conventionnelle et correspond assez bien à l'idée qu'on peut se faire de la culture moyenne d'un clerc de l'époque, ayant fait ses "humanités", et à qui le latin est familier. Assez longues périodes qui n'évitent ni les redondances inutiles ni même parfois les chevilles, plus proches du discours parlé que du texte écrit. Les courts portraits des chanoines prébendes, à propos de certaines paroisses qu'ils possèdent, mettent l'accent sur la culture littéraire quand elle existe, et notamment s'il s'agit d'anciens élèves de l'institution de l'Oratoire, fort prisée dans les cercles intellectuels de l'époque. La volonté de défendre les droits du Chapitre et de s'appuyer sur les anciennes lettres de provision est évidente. A plusieurs reprises il est fait état du succès remporté auprès du Parlement de Paris par l'un des chanoines dont le titre était convoité par un régaliste, qui a finalement perdu son procès [ ] ). Ce qui ne veut nullement
dire qu'Antelmy ne soit pas attaché à l'autorité
royale, comme d'ailleurs l'Eglise de Fréjus. Les gens de la Fronde
sont fustigés, notamment au sujet du Palais épiscopal de
Fayence, dont la destruction avait été rendue nécessaire,
dit-il, pour protéger la population contre les conjurés,
ce qui en dit long sur le peu de sympathie des prélats à
leur égard. Il est vrai que l'évêque de Fréjus
était à ce moment là Zongo Ondedei, un Italien ami
personnel de Mazarin, qui avait reçu Louis XIV dans son diocèse
et sans doute déjà assisté à son mariage à
l'île des Faisans. La description du diocèse laisse apparaître une belle vitalité de la pratique religieuse : nombreux fidèles recensés lors des fêtes de Pâques, implantation de communautés religieuses dans les paroisses, culte des saints ou prédications de carême. Mais cette vitalité est étroitement liée au pouvoir seigneurial de l'Eglise et à ses richesses. L'auteur est visiblement intéressé par les ressources de chaque paroisse, de chaque collégiale, par l'importance des biens, et le système assez complexe de rétribution du clergé. La population n'est guère évoquée que dans la mesure où le travail de la terre et l'activité commerciale enrichissent ou non la région, compte tenu du climat et de la qualité du sol. En citadin policé, Antelmy fait l'éloge de l'urbanité accueillante des riches habitants du littoral, et apprécie peu le caractère fruste des montagnards moins favorisés par la nature. La description d'Antelmy n'est donc pas sans intérêt; elle permet de porter un regard particulier sur la vie d'un diocèse de Provence sous Louis XIV. Pour bien saisir le sens de ce texte, l'ouvrage de Louis Robion (1987), est indispensable : il donne avec une exceptionnelle précision les informations historiques, économiques, archéologiques, susceptibles d'être utiles au lecteur d'Antelmy; la richesse de cette étude aurait mérité la présence d'un index. (2) (1)- Texte de
D. BRENTCHALOFF Ces textes ont été extraits de " Annales du Sud-Est varois " T XVIII - 1995
Jacques-Félix
GIRARDIN Né à Fréjus, où sa famille possède une maison, il est docteur en théologie et curé de Cogolin (Var). Il publie en 1729 une Histoire de la Ville et de l'Eglise de Fréjus qu'il dédie au cardinal A-H de Fleury, ancien évêque de Fréjus, devenu ministre de Louis XV. Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
Alexandre-Nicolas
MEUNIER Né à Paris, il devient architecte et ses talents s'exercent également dans le dessin et l'aquarelle. Il dresse les plans pour la construction de plusieurs monuments parisiens, est chargé de la conservation des monuments du midi et occupe le poste d'architecte de la ville de Nîmes en l'an II. Iil y conçoit le théâtre dont la construction est achevée en 1827. Il exécute des aquarelles à Aix, Arles, Nîmes, Fréjus et Riez dont certaines seront gravées pour illustrer un Voyage pittoresque de la France. Celles sur les ruines de Fréjus, au nombre de six, datées de l'an II (1793), sont d'une remarquable fidélité.
Aubin-Louis MILLIN Né à Paris, il étudie d'abord l'histoire naturelle et décrit et dessine quelques monuments anciens de la région parisienne. Antiquaire, archéologue et numismate, il devient membre de l'Institut, Conservateur, à partir de 1794, du Cabinet des Médailles de la Bibliothèque Nationale et Directeur du Magasin Encyclopédique en 1795 (transformé en 1817 en Annales Encyclopédiques). Sous l'Empire, il est chargé de mission pour dresser un état du patrimoine, particulièrement en Provence. Il s'ensuit de cette charge la publication, entre 1807 et 1811, des quatre tomes de son Voyage dans les département du Midi de la France où sa visite à Fréjus, en 1805, est succinctement relatée. Un autre voyage le conduira ensuite à Rome et à Pompéi. Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
Christophe de
VILLENEUVE-BARGEMONT
Originaire de Bargemon, au nord de Draguignan, dans le Var, le comte de Villeneuve est issu d'une famille provençale de vieille souche. Après 1789, alors qu'il appartient à la Garde constitutionnelle, il reste fidèle au roi. La protection du général Lacuée lui permet d'occuper, sous le Consulat, divers postes dans l'administration. Il devient ensuite préfet du Lot-et-Garonne entre 1806 et 1815 puis des Bouches-du-Rhône de 1815 à 1829 avec le titre de conseiller d'État. Il est à l'origine de nombreux travaux d'édilité dont la restauration du théâtre d'Arles et la construction de l'arc de triomphe de la porte d'Aix, à Marseille. Il participe aux activités de l'Académie de Marseille et à la création de la Société de Statistique; son nom reste associé à la Statistique sur les Bouches-du-Rhône, parue en 1824. Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
Charles TEXIER Né à Versailles, il entre à l'école des Beaux-arts en 1823, devient architecte et reçoit le titre d'Inspecteur des Travaux Publics de Paris en 1827. Il dirige des fouilles dans les ports de Fréjus et Ostie pour déterminer les causes du retrait de la mer Méditerranée. En 1828 et 1829, il est plus particulièrement chargé de mission archéologique par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (l'Institut) pour fouiller à Fréjus, les résultats de ses travaux étant seulement publiés en 1849. En 1833 il accomplit une mission en Asie Mineure puis se rend à nouveau en 1839 en Arménie, en Perse et en Mésopotamie. En 1840 il est nommé professeur suppléant d'archéologie au Collège de France et, en 1843, inspecteur général des Bâtiments civils en Algérie. Il devient membre de l'Académie des Inscriptions en 1855. Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
Victor Jean-Baptiste
PETIT Originaire de Troyes (Aube), cet aquarelliste et lithographe figure au Salon de Paris de 1837 à 1863 ; il parcourt certaines régions dont il rapporte des vues de paysages et de monuments qui sont publiées, en particulier sur le départent de l'Yonne ainsi que sur Pau, Bagnères-de-Luchon, Saintes et Cannes. A Fréjus, il tient le crayon pour fixer sur le papier des élévations et des vues cavalières des monuments antiques encore visibles. Ces illustrations sont conçues pour accompagner de très larges extraits du livre de J.-F. Girardin, publié près de 150 ans auparavant. Membre de la Société Française d'archéologie, son uvre paraît avoir suscité un grand intérêt : une première partie est accueillie dans le Bulletin Monumental en 1864 et une seconde, dans la même collection, en 1865 ; l'ensemble est à nouveau publié dans les actes du Congrès Archéologique de 1866 et, après la mort de l'auteur, fait ensuite l'objet d'une troisième édition légèrement allégée (168 p.), en 1878, chez un imprimeur de Cannes. Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
Pascal COSTE Né à
Marseille, dessinateur, architecte et ingénieur, il effectue deux
voyages en Egypte (1817-1822 et 1823-1827) durant lesquels il réalise
la construction de quelques ouvrages de génie civil tout en réalisant
des dessins de monuments. En 1831, il fait un périple dans le Var d'où il rapporte 30 croquis de Fréjus, dont 23 concernent les ruines antiques et offrent une réelle valeur archéologique du fait de la précision du dessin et des commentaires qui accompagnent certains d'entre eux, en marge, sans omettre la qualité artistique du trait. Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
Joseph-Adolphe
AUBENAS Originaire de Valréas (Vaucluse), ce magistrat devient Chef de Cabinet du Ministre de la Justice sous Louis-Philippe et Procureur Général aux colonies (à la Martinique puis aux Indes). Homme de culture, de grande érudition, il publie plusieurs ouvrages historiques (Histoire du Parlement, Notice sur Madame de Sévigné, etc.) et sur l'Antiquité (Mémoire sur les Arcs de triomphe du département du Vaucluse).
Sa carrière terminée, alors qu'il est membre résident de la Société Nationale des Antiquaires de France, il vient s'établir à Fréjus et entreprend, à partir de 1875, une nouvelle et minutieuse étude des monuments et des vestiges antiques qu'offre, avec une si grande profusion, le sol de Fréjus. Il accumule des notes, fouille en 1878 et 1879 au quartier Notre-Dame et sur la Plate-forme et fonde le musée archéologique municipal dans une salle de la Mairie, en 1880, dont il est le Conservateur et publie, en 1881, une volumineuse et sérieuse synthèse sur Fréjus antique. Maire de Fréjus de 1884 à 1888, il travaille sans relâche à la prospérité de la ville. Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
W. H. BULLOCK
HALL Cet érudit sujet britannique, habitant à Valescure (Saint-Raphaël), dirige des fouilles dans l'amphithéâtre en 1902 et 1903 [ ] et s'intéresse aux vestiges de Fréjus, signalant entre autres plusieurs inscriptions romaines. Il fut membre des sociétés littéraires et scientifiques de Nice et Draguignan et de la société Éduenne d'Autun. On ne sait rien de plus de lui sinon qu'il a rédigé The Romans on the Riviera and the Rhône. A sketch of the conquest of Liguria and the Roman Province, (London, 1898 - 194 pages), dans lequel on trouve un plan de Fréjus antique et moderne inspiré de ceux publiés à la fin du XIXe siècle. Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
L'abbé
ESPITALIER Jean Joseph Hippolyte ESPITALIER
naquit à Fréjus le 24 mars 1844, fils de Pierre, cordonnier,
et de Marie Françoise JEHAN, tous deux natifs de Fréjus.
La famille Espitalier est d'ailleurs implantée depuis fort longtemps
à Fréjus puisque à la septième génération
notre chanoine descend de Guillaume ESPITALIER, né dans cette ville
le 18 mars 1607 [...]. Son grand-père paternel était marin. (Texte de Daniel HAINAUT - 2005)
Jules-Camille
FORMIGÉ Né au Bouscat (Gironde), architecte participant à l'exposition universelle de 1889, il devient architecte des Monuments Historiques et fait restaurer l'arc de Saint-Rémy, le théâtre antique d'Orange, etc. À Fréjus, en 1903-1904, il dresse un état des lieux pour les bâtiments du cloître et propose la restauration des deux étages de galeries. Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
Henri-Charles
THIERRY de VILLE d'AVRAY
Originaire de Rennes, le baron Th. de Ville d'Avray entre à l'École militaire impériale de Saint-Cyr et toute sa carrière se déroule dans l'Armée, avec diverses affectations dont plusieurs au service cartographique de divers États-Majors ; il part à la retraite, en 1902, avec le grade de colonel et se fixe à Cannes où il devient Conservateur des musées et de la bibliothèque. Ses activités archéologiques se déroulent surtout dans les Alpes-Maritimes sauf entre 1912 et 1914 quand il fouille à Fréjus avec une subvention de la Société Française d'Archéologie. Il publie plusieurs articles dans les Annales de la Société d'Etudes Provençales puis dans le Bulletin de la Société Archéologique de Provence. Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
Auguste Étienne
PELLOUX-GERVAIS
Né à Fréjus, il hérite d'une propriété agricole de 5 ha, à l'intérieur des limites de la ville antique, l'ancienne Vigne du Chapitre qui avait été vendue comme bien national à la Révolution et qu'il baptise Clos de la Tour. À l'occasion de plantations, il découvre divers vestiges de l'époque romaine, principalement des mosaïques dont il exécute les croquis des décors, et les reporte sur deux plans schématiques de la propriété dressés par ses soins et régulièrement complétés [ ] Il fait don au musée de Fréjus de la mosaïque dite "du Léopard" et constitue, chez lui, une importante collection d'objets antiques (qui ne proviennent pas toutes nécessairement de sa propriété), dont un grand nombre de monnaies, collection en grande partie dispersée après sa mort et qui se retrouve partiellement au musée de Fréjus. Il est membre de la Société Archéologique de Provence qui a publié quelques brèves communications. Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
Alphonse Alexandre
DONNADIEU
Né à Caylus (Tarn-et-Garonne), il devient docteur en médecine et chef des travaux en psychologie pathologique à l'École des Hautes Etudes, puis professeur de cette même spécialité à Nancy. Pour des raisons de santé, il doit s'établir dans le sud et, dès 1917, occupe la villa Mosella à Saint-Aygulf, quartier sur le territoire duquel il fouille une villa à Villepey. En se rapprochant de Jules Formigé, architecte en chef des Monuments historiques, il commence des fouilles à Fréjus :n 1925. Il publie en 1927 une importante synthèse sur Fréjus antique, La Pompéi de la Provence, sérieusement documentée, dans laquelle il rend compte des résultats de ses premières recherches. L'essentiel de son activité archéologique est cependant à venir puisqu'il fouille pratiquement chaque année sur plusieurs sites, vraisemblablement jusqu'en 1943, et généralement avec des subventions de la Société Française des Fouilles Archéologiques ou, dans un cas, de la Fondation Piot [ ]. Certains résultats de ces travaux font l'objet d'articles mais nombreux sont ceux qui restent inédits et seulement accessibles par le biais de ses rapports manuscrits, accompagnés de tirages photographiques et de plans, qu'il communiquait soit à la Direction Générale des Beaux-arts, soit à Jérôme Carcopino (au moins dès 1932), soit à Albert Grenier (professeur au Collège de France à partir de 1935 et fondateur et directeur de la revue Gallia de 1943 à 1961) qui collationnait de la documentation pour élaborer ses Manuels d'Archéologie parus en 1931, 1934, 1958 et 1960. À partir des années 1930-1935, il entre en conflit scientifique avec J. Formigé, ce qui pousse l'un et l'autre à produire quelques articles polémiques. Il est nommé par la ville Conservateur du musée en 1931. Il devient Maire de Fréjus par arrêté du 26 décembre 1940 jusqu'au 1er septembre 1941 puis, peut-être pour des raisons politiques, quitte Fréjus en 1944, emportant une partie de ses dernières trouvailles et les archives du musée, et s'installe à Cannes. Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
Jean Bacchi Jean Bacchi, né
à Fréjus, était un photographe qui prit et édita,
sous forme de cartes-postales, Il prit également l'initiative de faire mieux connaître le patrimoine historique fréjusien, en faisant don de panneaux indicateurs pour guider les visiteurs potentiels.
Jules FORMIGÉ
Né à Paris, il est architecte en 1904 et se fait remarquer pour ses restitutions archéologiques (théâtres romains, arènes de Lutèce, monuments arlésiens, etc.). Membre de l'Institut à partir de 1912 (Beaux-arts), il devient Inspecteur Général des Monuments Historiques puis Architecte en Chef de la Reconstruction. Il dirige de nombreuses fouilles et conduit des restaurations à Vienne, Vaison, Orange, Arles, Nîmes, La Turbie, etc. À Fréjus, sur mes instances, le Service des Monuments Historiques s'est décidé à y entreprendre des fouilles méthodiques sur un large programme. Les édifices apparents seront peu à peu dégagés et on recherchera la trace des autres. Un plan basé à la fois sur le cadastre et sur des relevés photographiques par avions sera constitué Divers sites sont effectivement fouillés sous sa direction (en particulier le théâtre, la Porte des Gaules et la Porte de Rome) entre 1919 et 1931, mais le plan général de la ville ne verra pas le jour. Il fait restaurer le cloître, le baptistère, la cathédrale et le palais épiscopal entre 1921 et 1930. Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
PAUL-ALBERT
FEVRIER
Né à Cannes, il reçoit la formation drastique de l'École des Chartes (1955) devient membre de l'École Française de Rome (1955-1956). Un séjour en Algérie, sous les drapeaux (1957-1960), fait naître un profond attachement pour ce pays qu'il retrouve dans l'indépendance (1962-1968) pour y enseigner à la Faculté d'Alger et diriger plusieurs chantiers archéologiques. En Algérie d'abord, puis en France, il occupe différentes charges au sein de l'Université et du Ministère de la Culture. La liste impressionnante de ses publications et de ses sujets d'intérêt masque presque totalement l'activité archéologique qu'il a exercée, en particulier à Fréjus. C'est dans cette ville qu'il côtoie sur le terrain Fernand Benoit et Nino Lamboglia et qu'il devient un pionnier, dès les années 1950, pour mettre en application la méthode stratigraphique, principalement sur la Butte Saint-Antoine et sur la Plate-forme, puis au Clos de la Tour et dans et autour du Groupe épiscopal. Pendant 40 ans, jusqu'en 1990, il fut cet esprit remarquable qui comprenait tout sur les chantiers, dans l'instant immédiat : les pierres comme la terre, et toujours, en toile de fond de ces recherches de terrain, le rôle la place de l'homme dans la société antique. Après avoir publié, en 1963, un livre sur Fréjus (Forum Julii) et la basse vallée de l'Argens (réédition augmentée en 1977), il aurait dû être le principal auteur de cet Atlas pour dresser une nouvelle synthèse sur la ville. Fréjusien
d'adoption et Professeur d'Histoire romaine à l'Université
de Provence (1968-1991), il a entraîné nombre de ses étudiants
à venir étudier et former sur ses chantiers de fouilles,
à Fréjus. (1)
Son oeuvre scientifique
est considérable. Pour en avoir un aperçu, on peut lire
"La Méditerranée de Paul-Albert FEVRIER". Publiées
en 1996 conjointement par l'Université de Provence et l'École
Française de Rome, ces oeuvres choisies (2 tomes, 1260 p.) représentent
le quart seulement de sa production scientifique. Le dernier article de
ce recueil intitulé : "La pierre entre les Maures et l'Estérel"
permet de mieux saisir le caractère "charnel" de sa provençalité.
A Fréjus,
où il a dirigé les fouilles du site antique, la place située
dans le coeur antique de la ville porte le nom de Paul-Albert-Février.
(1) Texte extrait
de "Atlas topographique des villes de Gaule - 2 - Fréjus"
(Revue archéologique de Narnonaise)
Albert CIAMIN
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