Saint-Aygulf


<< Les estimations des Services de Renseignements sont parfois erronées. Au cours des journées du 15 et du 16 août, l'E.M. allié se rend compte que les défenses allemandes couvrant la vaste baie de Fréjus-Saint-Raphaël ont été sous-estimées ; elles sont plus solides que celles des plages Alpha (Cavalaire) et Delta (La Nartelle-Sainte-Maxime) aisément conquises.


15 août

À la tête du 180e Régiment d'Infanterie US, le colonel américain Dunaley débarque hommes et matérie sur les plages de La Nartelle et de La Garonnette. Avec le 1er Bataillon, il emprunte la ligne de crête boisée, dépourvue de fortifications qui longe le littoral. En début d'après-midi, il manoeuvre pour encercler Saint-Aygulf où il sait que des Allemands sont retranchés. On l'informe qu'à l'entrée de cette charmante localité balnéaire, deux compagnies sont bloquées par des pièces allemandes sous casemate. Pour dégager ses GI, Dunaley monte une opération offensive avec l'appui de chars. Rien à faire ! L'ennemi ne cède pas, inflige des pertes aux assaillants et détruit
deux blindés. Il se battra bien, pendant une vingtaine d'heures.


16 août

Pour venir à bout des retranchements ennemis, le colonel fait appel à l'artillerie navale. La frappe des bateaux de guerre alliés est si dure qu'à 13 h. toute résistance cesse.

Alors, le 1er Bataillon fonce vers les ponts de l'Argens où il a rendez-vous avec les unités d'infanterie venant de Saint-Raphaël. Puis, vers Fréjus où se regroupent les forces débarquées afin de reprendre la progression vers l'ouest par l'axe de la R.N. 7.>> (1)

(1)- H. Julien "Le Guide du Débarquement de Provence" (Éditions de Provence 1994) Pages220 et 221.