FIN XVe et PREMIÈRE PARTIE
du XVIe SIÈCLE


<< Jusqu'en 1541, début du premier registre des délibérations communales conservé pour le XVIe siècle, notre documentation reste inégale. Il est cependant possible de préciser certains aspects des activités économiques et de la ville, avant cette date. Mais aucune étude sociale n'a encore été faite.


ÉCONOMIE

Les registres du clavaire Philippe Justi chargé des comptes de la seigneurie lors de la première saisie des biens de l'évêché [...] d'autres registres de Jean Aufredi établis dans des conditions semblables que nous verrons plus loin [...] et le premier cadastre conservé [...] ont permis, à P-A. Février, d'éclairer des aspects des productions et des échanges pour cette époque [...]

Entouré d'un riche terroir, Fréjus apparaît bien doué pour quelques productions de base, en particulier le blé. En année normale, il y avait abondance de blé à Fréjus. D'une part, il était, sur place et dans toute la plaine de la basse vallée de l'Argens, l'objet d'une forte production, d'ailleurs ancienne et traditionnelle, même. Si nous ne pouvons la préciser qu'à la fin du XVe siècle. Localement, cette culture donnait des rendements deux à trois fois plus élevés que la moyenne : 7 pour 1, et même 10 pour 1 à Roquebrune et à Palayson. Elle devait être, généralement, pratiquée en assolement biennal. Depuis les villages voisins ou les confins montagnards du diocèse - Montauroux,
Seillans, Comps, Châteauvieux, Séranon, Moustiers - des hommes et des bêtes [...] venaient aider aux multiples travaux : moisson, mise en gerbière sur l'aire, foulage, vannage et nettoyage "au net" des grains. D'autre part, beaucoup de blé se concentrait à Fréjus : pensions, dîmes et autres redevances le faisaient
affluer vers les réserves de l'évêque et du Chapitre ; des villages du diocèse l'apportaient à la vente. Ces grains provenaient parfois de fort loin : nous savons que, vers 1420, Jean Barrai, notaire et marchand de Riez, faisait transporter, vers Fréjus, une partie du blé qu'il centralisait en Haute Provence, dans la région du plateau de Valensole et des préalpes de Digne. Comme à Arles, mais en volume moindre, le blé donnait lieu, à Fréjus, à des courants d'échanges. En temps de disette, l'importation maritime, par Fréjus, permettait de secourir les localités de l'intérieur, comme Draguignan. La Basse Provence occidentale - Marseille, Toulon, Hyères - et orientale - Antibes, Grasse, Vence par les petits ports de La Napoule et de Cannes - trouvaient à Fréjus un complément de leur ravitaillement. L'exportation se faisait aussi
hors de la Provence, comme le montrent les comptes du clavaire Philippe Justi. Il a noté, pour chacune des années 1472-1476, le compte du droit d'estaque qu'acquittaient les bateaux venus de Ligurie et du comté de Nice. À ce nombre ont dû s'ajouter d'autres navires de provenances différentes qui, pour des raisons inconnues, ne sont pas mentionnés. Ces marchands arrivaient toute l'année, mais particulièrement entre la mi-juillet et novembre ; ils devaient enlever de grosses quantités de blé.

D'autres cultures, connues par des mentions éparses, enrichissaient la cité. Dans la plaine de l'Argens et dans la vallée du Reyran, les prés côtoyaient le blé. La vigne apparaît très fréquemment dans le cadastre de 1518; le vin offrait une denrée d'échange contre le blé de la montagne, comme le montrent les comptes de Jean Barral. Le rouissage du lin et du chanvre empuantissait l'atmosphère de la ville et de ses abords. [...]

Ces diverses productions introduisaient la variété dans les paysages : prés et champs de blé plus répandus dans les plaines de l'Argens, mélange de champs et de vignes dans la vallée du Reyran, importance des vignes sur les collines de grès (quartier de la Baume sur la route de Bagnols, Darboussières, Valescure où la friche a, depuis, repris le terrain). L'uniformité des paysages actuels de vignes et de cultures spécialisées remonte à moins d'un siècle.

L'élevage des moutons devait offrir des profits. Nous ignorons l'importance des troupeaux de Fréjus même, car les habitants avaient le droit d'usage des pâturages et ne figuraient donc pas sur les divers documents fiscaux qui mentionnent seulement les "étrangers". Nous savons que l'évêque prélevait un droit de pâturage (pasquerium) sur les troupeaux "étrangers" qu'il admettait sur son territoire; dans le Reyran, ce droit appartenait au Chapitre. Ces troupeaux venaient quelquefois du voisinage, et beaucoup, de la montagne. Les comptes de Philippe Justi les montrent arrivant en novembre, à la descente, et repartant fin mars ou en avril, à la montée, vers les pâturages d'été. Parmi eux, certains venaient de Tende et de la Brigue, ainsi que de Saorge, depuis le cours du Xllle siècle au moins. Nous conservons une transaction de 1497, passée entre l'évêque et les consuls de la Brigue, et établissant les paiements d'un gros par troupeau de cinquante bêtes à la montée et à la descente, sur les territoires de l'évêque : Montauroux, Fayence, Bagnols, ainsi que Fréjus, Saint-Raphaël et Puget [...] On peut supposer que les peaux et les laines figuraient dans les exportations de Fréjus.

En dehors des cultures, l'importance des autres productions est difficile à préciser. Le bois était certainement l'objet d'une exploitation massive, aussi bien pour les besoins propres de la communauté que pour l'exportation. [...]

L'évêque [...] prélevait un droit sur les barques vendues aux étrangers, à Fréjus et à Saint-Raphaël (une sorte de vingtain de carène ) ou encore sur les étrangers qui coupaient du bois sur le terroir de Fréjus. Celui-ci devait fournir une partie au moins des bois et des fabrications dérivées dont certains documents, conservés à Marseille, montrent l'embarquement à Fréjus : bois
à brûler ; bois d'oeuvre [...] barques ; tonneaux (1543, 3600 barils à sardines vides venant de Fréjus. [...] ) La construction navale ne se limitait pas aux barques puisque nous lisons dans Honnorat de Valbelle (Histoire journalière 1498-1539) que Fréjus équipait et construisait des galères [...]

Pour la pêche dans l'étang (= ancien port romain), avant d'obtenir la liberté d'y pêcher par la transaction de 1526, les habitants devaient recevoir l'autorisation de l'évêque, tout au moins pour la pêche en bateau. En ce qui concerne la mer, dont l'évêque se considérait comme le "seigneur", "sur une journée de route et plus... per unam dietam et ultra " [...], l'autorisation était aussi nécessaire.[...]

Les anchois et les sardines donnaient lieu à une fabrication de salaisons. Il y avait aussi la pêche au corail.

La poterie, récemment étudiée, apparaît comme une autre activité importante de la ville. Elle existait depuis longtemps puisqu'on connaît une rue des Tuiliers dès le XIVe siècle. Des fours et des installations de potiers se situaient en avant ou au voisinage des portes Saint Joseph et Raynaude, du côté de l'est, et dans la rue Soubeirane de Saint François et près de la porte Saint François, à l'ouest [...] Ces potiers fabriquaient et exportaient une masse de terrailles que l'on retrouve aussi bien à Cannes qu'à Marseille. Dans cette dernière ville, en 1543, le compte de la foraine indique neuf entrées de bateaux provenant de Fréjus, avec trente deux milliers d'écuelles ou de vaisselle de terre et sept cent vingt nombres d'oulles, soit environ 40000 pièces [...]

Le commerce de poterie à l'exportation, mais aussi à l'importation, devait être intéressant puisqu'au début du siècle, l'évêque prélevait une lesde* particulière sur ces produits, à la foire [...] En 1986, l'épave d'un petit bâtiment (L = 9 à 10 m), coulé aux abords de l'écueil des Sardineaux (près de Sainte Maxime), a livré plus de 3000 pièces de poterie à usage domestique qu'on peut dater de la fin du XVIIe siècle ; ce chargement pourrait être en
rapport avec la production fréjusienne. Nous pouvons suivre longtemps, jusqu'au XVIIIe siècle, cette activité industrielle de la poterie à Fréjus [...]

Toutes ces productions étaient stimulées par une vie d'échanges qui reposait, à Fréjus, sur la rencontre d'une circulation terrestre et d'une vie maritime actives. On comprend donc les préoccupations de la communauté à l'égard du port qui s'envasait.


VILLE

Il ne faut pas tirer une impression d'abondance de cette énumération de richesses. On peut relever, en effet, une série de plaintes qui montrent qu'on arrivait à une sollicitation intense ou peut-être excessive des ressources naturelles, en matière de pâturages, de pêche ou de bois. Et ce fut, sans doute, dans l'espoir d'élargir les ressources disponibles pour la collectivité,
que la ville trouva bon d'acheter, au roi, des droits d'usage sur les terroirs voisins en 1559, achat renouvelé en 1575. Car, depuis la fin du XVe siècle, Fréjus, bénéficiait d'une progression démographique appréciable dont témoigne l'accroissement du nombre des maisons habitées, dans les premiers cadastres conservés [...]

Apparemment, ni les événements politiques et militaires du cours du siècle (invasions de 1524 et de 1536, émeutes des "guerres de religion") ni un mauvais état sanitaire que les responsables de la communauté liaient à l'envasement du port, n'ont entravé l'essor de la cité, jusqu'à l'époque de la Ligue. C'est, en effet, vers 1580, qu'on voit culminer le nombre des baptêmes : moyenne annuelle de 211 entre 1576 et 1580, de 206 pour 1581-1585. Par la suite seulement, commença une régression irrégulière mais irrémédiable de leur nombre. On peut penser qu'il y avait donc, vers 1580, plus de 6000 habitants, chiffre qui nous est donné en 1633, époque où le recul démographique avait déjà commencé. Cela représenterait un triplement, ou davantage, par rapport à la population de la fin du XIIIe siècle. Le même rapport se retrouve aussi dans l'extension de la surface urbaine. [...] Les habitants ressentirent les nécessités d'urbanisme et d'architecture qu'exigeait l'augmentation du nombre des habitants. Par la transaction de 1489, ils avaient obtenu le droit :

" d'édifier pour chacun sa maison et de l'élever de la terre jusqu'au ciel... à l'exception des édifices situés tout autour du palais épiscopal
et aussi portant tort au dégagement et aux possibilités défensives de celui-ci pour les maisons construites et édifiées avec une solidité durable" [...]

Mais avant le milieu du XVIe siècle, comme dans les siècles antérieurs et en partie par suite d'une lacune documentaire, nous ne pouvons guère apprécier le rôle des laïques et du Conseil de communauté, dans les travaux de rénovation et de construction urbaines. Nous connaissons davantage les entreprises des ecclésiastiques, dans un renouvellement qui affectait le cadre de la vie religieuse en même temps que le paysage urbain.

- Des transformations touchèrent le noyau urbain médiéval, dans son centre et aux abords de la cathédrale. À la fin du XVe siècle, des habitants pieux déplacèrent, avec l'autorisation de l'évêque, le cimetière situé au devant de la cathédrale et du palais épiscopal, pour des raisons d'harmonie et d'hygiène urbaines [...]. Par lettres patentes du 13 janvier 1517, les maîtres rationaux autorisèrent le Chapitre à enclore ce cimetière de murs [...]. Cet acte rappelle que ce cimetière nouveau s'étendait dans les fossés, en avant de la murette qui précédait le rempart [...], près du portal de la tourre del Consel, depuis
le transfert, une chapelle Saint-Joseph y avait été construite. Ce transfert ne signifiait pas un plus grand dégagement de la cathédrale, vers l'ouest et vers le sud. Une partie au moins de l'ancien cimetière fut construite : le cadastre de 1518 signale des maisons bâties in cimiterio. Il y eut aussi l'ouverture d'une rue Neuve qui pourrait être la rue Antelmy ou (et) la rue Jean XXII actuelles. Nous avons déjà signalé [...] que, dans le cours du XVIe siècle, le Chapitre fit transformer la porte (vers 1530) et des fenêtres de la cathédrale ; le clocher reçut une flèche et quatre clochetons; le sol de la cathédrale aurait, peut-être, été exhaussé.

- À l'extérieur de la vieille ville médiévale, des faubourgs s'étendaient, réoccupant peut-être quelques espaces déjà bâtis au XIIIe siècle et
abandonnés entre-temps. Ils prirent, petit à petit, un début d'aspect urbain. L'étude du cadastre de 1518 [...] permet de préciser l'existence de plusieurs de ces noyaux urbanisés, en particulier auprès des portes ou à proximité de la vieille enceinte. L'essentiel s'édifiait, à l'ouest de la cité, à l'extérieur du Grand Portail : c'était la Bourgade. Sans plan ni régularité, les constructions suivaient des chemins affectant, dès lors, l'allure de rues [...]. Dans ce faubourg occidental, un hôpital se dressait
dans la rue Droite (actuelle rue du général de Gaulle.[...] ). Les Minimes de Saint François de Paule construisirent, à l'extrémité de ce quartier nouveau (au patil de l'Enviaire ), une église et un couvent, après 1522 dans le milieu du siècle.

Dès 1532, les faubourgs dépassaient le vieux noyau médiéval, par le nombre des maisons. Cette tendance s'était encore accentuée dans la
deuxième partie du siècle, lorsque le Conseil de communauté décida enfin de protéger ces quartiers "neufs" par une extension des remparts.

En 1482, avait eu lieu l'union de la Provence et du royaume de France. L'évêché de Fréjus revenait alors en commende à des membres de grandes familles italiennes, presque toujours absents. Après les Génois Urbain Fieschi (1472-1485) et son frère Nicolas Fieschi (1485-1488 et 1495-1524) vinrent les Romains, François Orsini (1524-1534) et son neveu Léon Orsini (1535-1564).

Nous connaissons encore très mal la vie locale, car la série des registres de délibérations conservés commence en 1541 seulement. Nous pouvons constater que les premiers développements de la nouvelle autorité française touchèrent
la ville de deux façons.

Tout d'abord, l'installation d'un parti français en Provence bouleversa les relations de la communauté de Fréjus et de ses évêques. Ces derniers subirent une dépossession de leurs droits seigneuriaux pendant soixante-dix ans. Le roi Louis XII avait confirmé tous les droits seigneuriaux de l'évêque Nicolas Fieschi qui était son parent [...] Mais sur place, le nouveau Parlement d'Aix (1501-1502) défendait le parti contraire. Le procureur général du roi se joignit, à la communauté, dans la continuation des procès qui opposaient l'évêque Nicolas Fieschi à la communauté. Ces procès portaient sur la possession des
droits de régales et sur des moulins que la communauté avait faire démolir [...] Par arrêté du 14 juillet 1511 [...], le Parlement décida :

- la confirmation, à l'évêque, du droit de créer (= nommer) les officiers pour l'administration de la justice (ce qui revenait à confirmer les droits de justice de l'évêque), à condition d'établir une stricte division entre le tribunal des affaires laïques et le tribunal des affaires ecclésiastiques;

- le maintien (au possessoire) du roi dans la possession des régales, à Fréjus et à Fayence, avec réserve en faveur de l'évêque de prouver sa propriété sur ces droits (au pétitoire).

Le 18 juillet 1511 [...], Pierre Mathéi, seigneur du Revest et conseiller au parlement de Provence, qui avait pris résidence dans la maison de noble Miche Guaybier, un riche habitant de Fréjus, fit exécuter la sentence.

Toujours fort de l'appui de Louis XII, Nicolas Fieschi se défendit. À Fréjus, Jean Godon, conseiller au Grand Conseil du roi, vint exécuter des lettres royales réintégrant l'évêque dans tous ses droits [...]. Et l'évêque fit appel de l'arrêt de 1511; il obtint que le roi évoque cet appel devant son Grand Conseil,
en raison de la partialité du Parlement de Provence, par lettres patentes du 5 février 1513 [...]. Mais après la mort de Louis XII (1515), le Grand Conseil débouta l'évêque et ordonna l'exécution de l'arrêt de 1511 [...]. Par une procédure extraordinaire, Jean de la Martonie, conseiller au Grand Conseil du roi, vint procéder, une deuxième fois, à l'exécution de la sentence, à Fréjus
(3 décembre 1518) et à Fayence (8 décembre) [...]

Les procédures judiciaires continuèrent jusqu'en 1542, année où il y eut "intermission et discontinuation " du procès (jusqu'en 1581); elles n'empêchèrent pas le roi de prendre pied dans la seigneurie épiscopale.
En dépit de la résistance des représentants de l'évêque qui entravaient l'action des représentants du roi, excommuniaient et emprisonnaient même ces derniers, le roi nomma ses propres officiers (viguier, juge, procureur) et prit la
communauté en tutelle. Les officiers royaux usurpèrent les droits de justice, abusivement assimilés aux régales. Les évêques de Fréjus furent dessaisis, pratiquement, de leur seigneurie. Deux créations royales limitèrent encore le domaine de l'autorité épiscopale : en 1542, une lieutenance de la Maîtrise des ports de Marseille, et en août 1555, une lieutenance de l'Amirauté de
Provence [...]

On peut se demander pourquoi la communauté de Fréjus préféra soutenir l'établissement des droits et de la tutelle du roi, à l'encontre de ceux des évêques.

Le désaccord portait sur des droits seigneuriaux que le seigneur-évêque avait refusé de céder, comme le droit de construire des moulins ou le canal de l'Argens. Un autre désaccord portait sur la nomination des officiers épiscopaux, et notamment du viguier, pour lesquels la ville refusait des "étrangers" , jugés incapables et ignorants des coutumes locales. Au contraire des prélats, notamment des italiens, qui détenaient l'évêché en commende, l'autorité royale nomma des personnalités locales, parfois sur proposition du Conseil de communauté. Enfin, des familles fréjusiennes espéraient pouvoir dépouiller l'évêché de ses droits les plus lucratifs. C'était le cas de ce noble Michel Guaybier qui hébergeait l'exécuteur de la sentence de 1511, ce qui illustre la collusion de certains habitants et du Parlement d'Aix. Nous retrouvons, en effet un peu plus tard, ce Miche Guaybier collecteur des droits de pâturage dans la bailie de Fréjus [...] Il en était de même pour Jean Aufredi qui avait été établi baile et clavaire des droits du roi à Fréjus et Fayence par lettres du 27 juin 1512 ; il tenta de s'opposer à la réintégration de l'évêque
dans ses droits que Jean Godon fit en 1513 [...].

À l'occasion des troubles du XVIe siècle qui réduisirent l'autorité royale, la liberté d'allure de la communauté et de ses habitants s'étendit encore. On vit, en effet, des familles fréjusiennes installer un de leurs rejetons, à l'évêché : en 1565, Bertrand Romans (1565-1579); à l'époque de la Ligue, Barthélemy
Camelin (1599-1637) auquel succéda son neveu Pierre Camelin (1637-1654).

Ensuite, l'entrée de la Provence dans un grand État européen mit, sans tarder, Fréjus en premier plan stratégique pour recevoir, de plein fouet, le contrecoup de toutes les crises militaires concernant le royaume. Nous ne savons rien, pour Fréjus, de l'invasion de 1524 [...]. >> (1)

(1) - " FRÉJUS - V° -XX° siècle, Déclins et Renaissances " par Louis ROBION,professeur au Collège Henri Bosco à La Valette-du-Var (C.R.D.P. de Nice année 1987) pages. 64 à 71.



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